-Pourquoi pas, ça dépendra des autres, si un mec plus mignon m’accoste, c’est peut-être avec lui que je finirai la nuit. Tu vois je suis pas très compliqué comme homo, il suffit juste d’être beau et on peut coucher avec moi.
Le manageur l’attrapait durement au bras, l’obligeant à le suivre, dans un coin plus tranquille, à l’abri des regards.
-Lâche mon bras, dit-il plissant les yeux de douleur, le manageur ne faisait pas attention à sa force.
-Pardon, prononce aussitôt ce dernier, le regard fuyant.
-T’as pas besoin d’être brutal avec moi si tu veux parl…
Il s’était stoppé net, Bertrand venait de poser violemment ses mains sur le mur, contre lequel il était à présent coincé.
-Est-ce que tu as peur de moi ? Demande t-il tristement, ayant vu le reflexe de Travis de fermer les yeux.
Ce dernier baisser alors son bras, le regardant à son tour, l’expression malheureuse.
-Je voulais pas…jamais…mais il…
-Je m’en fiche, dit simplement Travis. Je te demande rien.
Le manageur l’observait, ses yeux descendaient involontairement sur son torse, la chemise à peine entre-ouverte. Quelque chose de sensuel s’émanait de lui ce soir, il était plus beau que d’habitude et sa nouvelle coupe...
-Ne rentre pas avec eux, le supplit-il, autant par les mots que par le regard.
L’homme blond, surpris par les mots, le dévisageait.
-Rentres avec moi…
-Tu as un rendez-vous, je te
signale.
-Je m'en fou...rentre-avec moi.
Pour Bertrand rien ne passait avant son boulot et quand on dit rien, c'était rien. Malade, accidenté ou à l'article de la mort, il n'avait jamais râté un seul rendez-vous, encore plus quand il s'agissait de business. Le châtain fixait les bleus, qui restaient encore visibles même après deux semaines, masquaient par le fond de teint.
Son regard
abattu sur lui, commençait à effriter le rempart
qu'il avait construit. Le manageur
laissait alors glisser ses lèvres, dans un
éffleureument, le long de la nuque du chanteur qui
malgré lui en frissonait.
"Rentre avec moi" lui susurrait-il au creu de
l'oreille
-D’accord, avait faiblement
répondu Travis, le corps tremblant car malgré sa
rancune, son corps parlait pour lui, il mourrait d'envie que
Bertrand le touche, le caresse...se donne à
lui.













