Bertrand se passait de l’eau froide sous les marques rouges, son père avait été brutal, sans doute pour le punir d’avoir à peine parlé à Travis; prouver que son fils n’était pas de la même catégorie que ce blond qui ne devrait pas exister dans son monde où les hommes portent des pantalons armes aux poings et les femmes des robes un chiffon à la main. Il revoit ses cheveux blonds, son sourire, ses yeux…Il en sursaute de frayeur en voyant le reflets de ses pensées, sur le miroir de la salle de bain.
-Fais-voir, demande Travis, en regardant ses poignets.
Le jeune adolescent de 14 ans rougit de la tête au pied, le voir si près et qu’il le touche.
-Ton père est plutôt du genre brutal. T’as pas trop mal ?
-Il fait ça pour mon bien. Parce qu’un homme doit être aussi fort mentalement que physiquement.
-T’as bien appris ta leçon, sourit-il en se moquant du regard plein de ferveur de Bertrand. Même s’il te dit que c’est pour ton bien, un parent ne devrait pas frapper ses enfants.
-Il me frappe pas ! Rétorque vivement le jeune adolescent.
-Si ça ressemble à un chat, que ça miaule comme un chat…c’est un chat.
-De quoi ?
-Si c’est pas te violenter, c’est quoi ?
-Il fait ça…
-Pour ton bien, je sais tu me l’as déjà dit.
Bertrand rougissait, en plus d’être moche, il se montrait stupide avec lui, décidément qu’est-ce qu’un mec comme lui en avait à foutre de quelqu’un comme lui.
Pris dans ses pensées, il ne l’avait pas vu prendre de l’arnica et en appliquer sur ses avant-bras. Fronçant les sourcils, en voyant les marques récentes que les pierres jetées contre sa peau avaient causées, il soupirait désagréablement, mais ne relevait pas, le soignant en silence.










