
Lui, Bertrand,
ne voit vraiment pas où est le problème.
…y’a quoi de mal…du maquillage, cela lui va
bien, sa souligne ses yeux si clair…à
côté des miens, pense t-il tout à coup
baissant la tête... Je suis vraiment monstrueux à
côté d’un mec pareil…j’aurai jamais
de petite amie…
Il
était resté à l’écart, avant tout
pour éviter Étan, mais aussi et surtout
l’Apollon blond qui le faisait se sentir mal à
l’aise et très moche, plus que
d’habitude.
-Salut, avait prononcé la voix
grave à son intention.
Sans se
l’expliquer, Bertrand avait senti des frissons lui parcourir
le corps au son de cette voix.
-Tu t’appelles Bertrand pas vrai
?
L’adolescent restait muet. Travis semblait
gêné du silence, soupirant doucement.
-Ma mère a amené des
spécialités libanaises, tu veux en goûter, lui
sourit-il tout en lui tendant une assiettes pleine.

Son sourire,
il est certain que ce Travis entend les gens parler sur lui,
pourtant il affiche toujours ce sourire magnifique, toujours
très poli, pas un mot ni un regard déplacé,
rien…tout était parfait en lui.
-Bertrand ? L’interpellait son
père qui n’appréciait pas de voir son fils
près de cette « chose » au genre non
définit.
Sans un mot
pour Travis, il ne prenait pas l’assiette remplie de dessert
au miel, tendu vers lui. Son père avait alors, comme souvent
fait une démonstration de force sur son fils. Montrant les
nombreuses clés de défenses, lui tordant les bras,
jambes et poignets douloureusement. Mais Bertrand ne laissait
filtrer aucune plainte ou signe de souffrance, car il connaissait
trop bien son père, s’il venait à laisser une
seule faiblesse se dévoiler, de retour chez lui, cela serai
encore pire.