Accueil Date de création : 15/08/07 Dernière mise à jour : 01/08/09 13:11 / 648 articles publiés
 
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Chapitre 9

Chap IX - 29  (Chapitre 9) posté le mardi 30 septembre 2008 19:45

 

-Belle chanson.

Il s’était retourné, surpris. Il avait demandé à l’un des serveur de salle de lui remettre un mot, qu’elle le rejoigne ici, si cette chanson lui avait parlé et elle était venue…seule…il ne peut s’empêcher de sourire stupidement. Puis observant son visage étrangement adulte, il regardait ses tâches de rousseurs, ce petit côté enfantin et malicieux qu’il adorait chez elle, semblait effacer par la tristesse de son regard.

Ce pourrait-il qu’elle ne soit pas aussi heureuse que cela d’avoir choisi Andrew, se pourrait-il qu’elle regrette ? Un nouvel espoir qu’il croyait mort semble vouloir renaître, s’envoler de nouveau vers des cieux pleins de promesses.

 

- Pourquoi tu m’as jamais dit que c’était toi les poèmes…

 

- C’est elle qui te l’as dit pas vrai, fronce t’elle les sourcils comme une accusation.

 

- Tout ce temps, j’aimais tellement les lires…et chaque fois cela me refaisait tomber amoureux d’elle, alors qu’en fait, c’est de toi dont j’étais amoureux !

 

-Dis pas n’importe quoi Étan.

Blessé qu’elle efface si facilement ce qu’il a le courage de prononcer à voix haute, comme s’il voulait se moquait d’elle, il s’était levé pour lui faire face.


 

-Je pensais qu’elle était la seule à me comprendre, à s’intéresser à moi et toi tu avais Andrew ! Pourquoi tu m’as rien dit ?! Ca t’amusais, c’est ça ? Savoir que comme un idiot je me trompais sur le compte d’Ashley !

 

-Je voulais que tu comprennes de toi-même Étan ! Prononce t’elle avec colère.

 

- Comment j’aurai pu deviner Hailey, dit-il à la limite d’hurler. C’est à peine si j’avais lu ce que tu écrivais, comment j’aurai pu comprendre !!

 

-Je voulais que tu me choisisses moi plutôt qu’Ashley, de toi-même 

 

! -C’est ce que j’ai fait ! C’est toi que j’avais choisi Hailey !! Crit-il cette fois pour de bon à la voir si borner, prétendre que c’est lui qui aurai tout gâcher entre eux, mais ce n’est pas lui qui a choisi Andrew et qui est parti sans un mot pendant 4 mois.

 

-Ne te moques pas de moi ! Moi que tu as choisi ?! Plus j’essayais de te montrer qui j’étais plus tu courais après ma cousine, tu n’as couché avec moi que pour savoir ce que je savais sur elle, tu me l’as toi-même avoué !! Et maintenant tu essais de me faire croire que ce n’était pas ça ?


-C’est vrai, au début, c’était pour savoir pourquoi Ashley m’avait quittée, où elle était…mais ensuite…mais attends deux minutes, tu as l’air de dire que c’est ma faute si tu as choisi Andrew plutôt que moi !


 

-Choisi Andrew ? C’est toi que je surprend dans le lit avec ma cousine et tu me dis que j’avais choisi Andrew ?!

 

-Mais c’est pas moi qui t’ai menti. Depuis le début tu me mens Hailey, moi au moins j’ai toujours été franc avec toi ! Oui je suis un bel enfoiré parce que quand je veux quelque chose je m’en fiche de la morale…mais regardes-toi, tu es toi aussi une belle salope dans le genre !

 

-Tu crois que j’avais le choix ? Ashley m’avait fait promettre de rien te dire. Et si tu m’aimais sincèrement tu aurai dû comprendre de toi-même, si tu avais un dessous de jugeote, comment une fille comme ma cousine aurai pu écrire de tel poème, sur l’amour, la mort, alors que toute sa vie elle n’était qu’une égoïste !!

 

-Je suis venu te voir Hailey, le soir où je t’ai demandé de choisir, pour tenter une dernière fois de te faire comprendre que j‘étais sérieux avec toi, et je t‘ai vu dans ses bras à lui !!! Et tu essai de me dire que tout ça c’est ma faute ?

 

-Ce soir là, mais...je... elle n’arrive pas à en dire plus, cela semble encore si présent en elle. Et le lendemain alors que j’allais t’en parler, je te retrouve dans le lit avec ma cousine, il ne t’a pas fallu longtemps pour te consoler!

 

-Hailey…

 

-Tu n’es qu’un idiot Étan, comment je peux aimer un sale type comme toi !


-Aimer…m’aimes-tu encore, Hailey ?

 

-Non !

 

-Je ne te crois pas, maintenant que je sais que tu mens si bien…Pourquoi ne m’as-tu rien dit, le soir où j’ai appris pour Stella, tu aurai dû m’en parler ... pourquoi faut-il toujours qu’on me mente…j’ai la tête de quelqu’un qui ne sait pas accepter la réalité ou quoi ? …je suis quoi pour toi Hailey, tu m’as fait croire que tu m’aimais, mais finalement… je suis quoi pour toi, moi ? Le remplaçant d’Allan ?

 

- Tu te trompes Étan, je t’ai déjà dit qu’entre Allan et moi c’était pas ce genre de relation là.

 

-Tu me prends pour un idiot ? Je connais pas beaucoup d’amis qui dorment à moitié nu dans le même lit !

 

Il voit Hailey, un étrange regard, ne rien lui répondre.


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Chap IX - 30  (Chapitre 9) posté le mardi 30 septembre 2008 20:14

 

Gabriel voyait à la télé les NRJ Awards. Il savait que Samuel avait été nominé pour son clip avec Hailey. Mais l'appel d'un de ses amis, lui avait fait râté quinze minutes de diffusion, celle de l'annonce des récompenses.



Il avait utilisé la technique de l’enregistrement numérique, pour voir si l'ancien batteur avait eu quelque chose. Cette chanson, il l'a détestait...



Appuyant sur la lecture il voit alors la scène d’un Cameron embrassant de manière enflammé son Samuel, sa main se crispe sur son pantalon. D'un geste rageux il l'avait arrêté. Finalement, Samuel avait donc bien tiré un trait sur lui, alors c'est ce que lui aussi allait faire.

La sonnerie d'antrée le fait sursauter. Il s’avance et ralenti ses pas en voyant la silhouette se profiler derrière les parties transparentes de l’entrée.


- Ouvre-moi, s’il te plait.

 

Gabriel ne bouge pas l’image de Cameron sur ses lèvres, le contrarie.

 

-Je dois te parler Gabriel.

 

-Tu peux très bien le faire de là où tu es.

 

Le châtain, posant une main contre la porte,  observe la porte comme si de son simple regard il pouvait la faire disparaître.

 

-Très bien. Il prend sa respiration, prenant son courage à deux mains. Si je suis parti…sans rien te dire…sans explication…ce n’est pas seulement pour ce que ton père m’a dit ou parce qu’il m’a demandé de te laisser…c’est parce qu’avec moi tu n’as pas arrêté d’être en conflit avec ta famille, tes amis, tu t’es fait agressé, puis y’a eu cet accident. J’ai cru que tu allais mourir, dit-il la voix nouée par le souvenir de la pire nuit de son existence, j’ai prié si fort pour que tu t’en sortes indemne et je me suis juré, à moi et à dieu, de ne plus jamais te faire souffrir comme ça.

 

Il attend quelques secondes mais il n’entend, ni ne voit, aucunes réactions venir du jeune homme roux.

 

-Mon père a raison, Gab’, je porte la poisse et voir tous ce qui t’étais arrivé à cause de moi…



Le jeune l’avait interrompu en ouvrant soudainement cette porte qui les séparait.

 

- J’ai été agressé parce que mes amis étaient des cons, je me suis disputé avec mes parents parce qu’ils étaient plus étroits d’esprits qu’ils le pensaient et j’ai eu ce putain d’accident, parce qu’un abruti à griller un feu rouge ! Ça, se sont les faits et rien d’autre ! Après on peut tous interpréter les choses comme ça nous arrange.

 

-Depuis quand es-tu devenu aussi mature, sourit-il faiblement.

 

-La vérité c’est que t’as baissé les bras ! T’as pas eu le courage de rester avec moi, t’es qu’un lâche !

 

Samuel regarde ses yeux noisette en colère.



-T’es même retourné avec ton ex parce que finalement c’est lui que tu aimes depuis le début ! Me quitter, toutes ces conneries que tu viens de me dire ce sont que des prétextes pour te donner bonne conscience et retourner avec l’autre ! Alors reste avec lui et ne vient plus jamais me revoir t’entend, je marche de nouveau, ça y est tu dois être content, alors laisse moi tranquille.


-J’ai eu si peur…te perdre…


- Arrête! Tu as des remords?! Et bien t'as riaons d'en avoir...tu m'avais promis...j’ai dû aller seul au tribunal, seul alors que tu m’avais promis d’être là, alors viens pas me dire que tu as fait ça pour moi. Être seul face à eux, t’as pas idée de ce que j’ai pu ressentir à ce moment précis. J’ai subit l’agression une deuxième fois, mais cette fois là tu n’étais pas avec moi. Son visage exprime une douleur et une solitude profonde, Vas t’en, on a plus rien à se dire, disparaît de ma vie et cette fois pour de bon. Parce que la vérité c’est que tu ne m’aimais pas, voilà la vraie raison de ta lâcheté…

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Chap IX - 31  (Chapitre 9) posté le mardi 30 septembre 2008 20:44


Le corps toujours autant athlétique s’était avancé sur lui, ce qui l’avait fait se reculer d’appréhension contre les murs extérieurs de la maison. Il n’avait pas vu les mains cerner son visage et encore moins pu empêcher les lèvres de s’insinuer sur les siennes, la surprise avait aidé Samuel à s’emparer de sa langue. Gabriel le rejetait presque aussitôt.


-Barres-toi, hurle t-il, essoufflé.

 

Mais l’homme en face de lui, s’impose de nouveau sur lui, cette fois Gabriel retient ses lèvres fermées. Mais ce genou qui lui remonte entre les jambes, le fait gémir malgré lui. Quatre mois d’abstinence l’avait rendu très « accessible », la langue s’était rapidement retrouvée à se lover contre son double et sa détermination à repousser cet homme qui s’imposait à lui, s’amenuisait chaque seconde passer contre son corps, dans sa bouche.

Ses mains se nouaient alors aux siennes, puis l’une d’elle soulevait avec empressement son haut, caressant sa peau, le bas de ses reins, ses fesses, qu’elles savouraient avec une agilité envoûtante.


 

Gabriel ne réfléchissait plus, ses lèvres qui naviguaient ainsi sur son cou...cela était trop...il gémissait malgré lui.

 

- Gabriel, murmure t-il doucement. Aucun amant ne me fera oublié ce que je ressens pour toi, même l’alcool ne m’aidait pas à t’effacer de moi…je n’ai pu ni te sortir de ma tête, ni de mon cœur. Lui relevant le menton y plongeait son regard, il osait enfin lui dire ces simples mots plus difficile à prononcer que jamais, car il pouvait être rejeté par la colère et l’amertume de son jeune amant. Je t’aime Gabriel.

Les yeux noisettes, torturés, semblent chercher la vérité au fond du regard amande qui lui fait face.

Il sent alors une main prendre la sienne, Gabriel l’amenait dans sa chambre sans un mot. La porte fermée, laissait un Samuel perplexe. Le jeune roux, restait quelques secondes immobile avant de commencer à enlever son t-shirt.


-Gabriel ?

 

 

-Prouve-moi le…prononçait le rouquin regardant le corps de Samuel, comme une invitation. J’ai essayé de te haïr, de te détester de toute mon âme…, son regard semble le supplier d’arrêter son supplice.

Samuel s’était alors avancé, pour y déposer le plus tendre et le plus délicat des baisers, finissant cette caresse en perdant ses mains dans les fils de soie roux, raccourcis. Cette pénombre le rendait plus beau et plus désirable que jamais, les cheveux tombant ainsi sur son visage, soulignant la tristesse de son regard. 

Ils ne cessaient plus de lier leur langue entre elles, à en perdre le souffle.

Gabriel ne réfléchissait plus répondant à ce corps qu’il avait rêvait tant de nuit de s’approprier à nouveau.

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Chap IX - 31  (Chapitre 9) posté le mardi 30 septembre 2008 21:07

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-Fais moi l'amour…murmurait essoufflé de leur baiser ininterrompu, Gabriel, dans l’oreille de son amant retrouvé.

Surpris, ce dernier dévisageait le rouquin collé à lui, que seul un caleçon moulant le séparait complètement de sa nudité.

-Je veux être tout à toi, fait moi l’amour Sam…

-Gabriel, tu… Posant un doigt sur les lèvres qui allaient refuser, il lui sourit tendrement.

Fermant les yeux, comme pour puiser au plus profond de lui ce qu’il voulait exprimer, il restait immobile.

-Ce soir là, le soir de l’accident. Je voulais aller plus loin avec toi, ose t-il enfin dire en ouvrant ces yeux clairs, je voulais être entièrement à toi. Ses deux mains soulignaient ses paroles en encerclant le torse du châtain. Je veux être à toi.

Pour convaincre son appelé, Gabriel prenait deux des doigts de celui qu’il voulait plus que tout, et les humidifier de sa langue dans plusieurs va et viens de sucions ignés, mimant des mouvements de pénétration. Ce spectacle avait quelque chose d’irréel.

Samuel n’avait nullement envie de refuser, que l’attente avait été cruelle, mais cette torture des plus douces lui donnait aujourd’hui une euphorie et un plaisir plus grand qu’aucun son de sa batterie ne pouvait lui faire ressentir. Car aujourd’hui il s’agissait bien plus que simplement un homme se laissant pénétré par un autre, il s’agissait de deux âmes qui voulaient se compléter. Gabriel n’avait plus envie de laisser la peur, le doute ou les préjugés diriger sa vie, il voulait aimer cet homme et en être aimé en retour.

L’homme aux tatouages n'avait mis que quelques secondes pour être nu, pour l'embrasser puis le guider doucement sur l’un des coussins du lit. Ses mains se faisaient  tendres et plus, glissant le long de son dos. Puis d'un baiser chaud, il faisait frémir son jeune amant.

-Tourne-toi mon coeur.

Docilement, Gabriel se laisser guider. Il lui faisait confiance.


 

Il ne ressent aucune frayeur comprenant que le moment qui hantait ses rêves allait se concrétiser. Pourquoi avait-il eu si peur avant, de quoi avait-il peur exactement ? Il se le demande bien, sans doute peur de grandir, tout simplement.

Peur d’abandonner l’innocence pour un monde adulte, parfois si effrayant. Mais ce soir, à ce moment là, il est plus heureux que jamais de perdre cette naïveté dans les bras de l’homme qu’il aime, oui…l’homme dont il est tombé amoureux.

Gabriel le désirait bel et bien,il fut d'abord surpris de sentir un doigt se glisser en lui, lubrifié par sa propre salive. Puis au premier mouvement il avait un peu gémit la peur était là malgré tous ses sentiments et son envie que Samuel lui fasse l’amour, mais ce n’était pas par douleur qu’il avait émie un léger cri, mais cette sensation avait quelque chose d’étrange.

Puis quand le deuxième rejoignit le premier, cette fois c’était par le plaisir de cette sensation nouvelle.

Doucement, lentement, Samuel le pénétrait. Savourant l'antre étroite mais acceuillante, il prononçait son nom dans un gémissement du plaisir qu'il éprouvait par la sensation chaude qui entourait son pénis. Il faissait de son mieux pour que son amant ne ressente aucune douleur. Au bout de plusieurs coups de hanches, il sentait Gabriel se détente, il l'attirait alors contre lui, contre son torse, pour voir l'expression rougie de son amant qui lui souriait. Comme une invitation, le rouquin abandonnait ses mains sur les muscles qui donnaient tout d’eux-même pour le satisfaire.

Samuel enivré par cette nouvelle maturité qui sciait si bien à son amant, le seul qu’il désirait plus que le paradis lui-même, rejoignait ses lèvres sur les deux perles d’un rouge nacré entre-ouverte, offerte pleinement à lui.


L’étreinte finie, dans des cris forts et puissants de deux coïtes poussaient jusqu'à la délivrance, ils s’observaient en silence, se souriant simplement. Nouant l’une de leur main en l’autre, inlassablement.

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Chap IX - 32  (Chapitre 9) posté le mardi 30 septembre 2008 21:24

 

Étan n’y comprenait rien, Hailey n’avait rien répondu à sa relation entre elle et Allan, elle lui avait juste dit qu’ils devaient aller chez Jeff pour qu’il comprenne certaines choses, puis l'avait laissé seul. Ce n'ets que le lendemain qu'elle l'avait appelé pour lui donner rendez-vous chez le frère des jumeaux.

Il avait sonné à cette porte qu’il n’avait jamais vu, et pour cause il n’était jamais venu ici, et cela même s’il connaissait vaguement l’habitant de cette maison. Jeff avait un peu vieilli, mais cela lui allait plutôt bien, comme ses frères et sœur, le temps avait peu d’emprise sur lui. Mais pourquoi Hailey l’avait fait venir ici…

 

-Salut Étan.

 

Hailey l’avait salué et sans qu’il échange un mot il lui avait demandé « tu veux lui en parler ? » elle avait alors simplement incliné la tête. Jeff, sa femme, Hailey et Étan avaient pris place autour de la table du séjour. Le brun observait l’homme âgé, bien nerveux, se tordant les doigt sur une bague sur sa main gauche, un anneau doré qu’il n’avait jamais remarqué sur lui. Il rompait alors le silence.

 

-Je me demandais si un jour tu viendrai, si un jour je devrai t’en parler.

 

-Me parler de quoi, demande t-il en observant Hailey.

 

 

- Je veux pas Allan…

 

-Jeff…

 

-Un an ? Tu te rends compte de ce que tu me demandes ?

 

-Je sais mais j’ai pas le choix

 

-Si tu l’as !!

 

-Le leur dire, c’est ça ta solution ?

 

-Oui !

 

-Mon père me rejettera et ma mère, comme toujours elle suivra ce que mon père décide. Je peux pas leur faire ça.

 

-Ils n’en mourront pas et au moins ils sauront vraiment qui est leur fils !

 

- Ils seraient tellement malheureux, comprendre qu’ils n’auront jamais de petits enfants…je peux pas leur faire ça…

 

- Je dois attendre 1 ans que tu fasses semblant aux yeux de tous, 1 ans, alors que cela fait déjà 4 ans qu’on se cache…j’en ai marre Allan…

 

-Je sais, tente t’il de s’approcher mais Jeff le repousse.

 

 

-Non, tu sais pas. Tu sors avec cette fille pour faire plaisir à tes parents…

 

-Oui, et toi aussi !

 

-C’est toi qui m’a dit de le faire pour faire taire les rumeurs, j’aime pas lui faire ça, c’est une fille gentille.

 

-T’as qu’à te marier avec elle si elle est si bien, prononce le brun un soupçon de colère.

 

-C’est peut-être ce que je devrais faire parce qu’avec elle j’ai pas à faire semblant ni à me cacher !!

 

Le silence qui suivait ces mots était douloureux pour eux deux, puis le brun, à la carrure plus imposante que le blond, commençait à l’enlacer malgré la réticence perceptible de l’homme à présent dans ses bras.

 

-Ne m’abandonne pas Jeff, j’ai que toi. Sans toi j’y arriverai pas. Je ne te demande encore qu’un an et après je te rejoindrai à Paris. On vivra ensemble. Olivier sera partant pour nous rejoindre et continuer la musique.


 

-Allan…

 

 

Le brun s’avançait alors vers l’homme blond, l’expression à la fois triste et colérique. Mais il avait suffit d’une caresse sur sa joue, pour le faire céder dans un baiser sans pudeur.

 

-Jeff, je t’en prie, soufflait-il dans le creux de son oreille, ils ne comprendraient pas…tu sais comment sont les mentalités, mais dans la capitale au moins on pourrait vivre ensemble. Je te demande juste un an…

 

-Allan ?! Prononce hâtivement Hailey qui depuis le début les espionner, prise de curiosité. Séparez-vous, tes parents sont là…

 

 

-Hailey? Prononçait apeuré Jeff

 

Elle les avait vu dans les bras l’un de l’autre, se séparer par l’annonce de la venue des parents d’Allan.

 

-Ne t’inquiète pas Jeff, elle sait.

 

-Elle sait ? S’étrangle t’il.

 

-En fait je sais depuis que vous êtes ensemble, mais je ne l’ai dit à Allan que récemment.

 

Le blond l’observait, la peur visible dans ses yeux.

 

-Je ne dirai jamais rien, Jeff. T’inquiètes pas, je sais garder un secret.

 

Allan souriait.

 

-Ai confiance en ma blanche neige.

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