-Simplement te voir. Savoir si tu allais bien.
-Je vais bien ! Tranche t-il.
Il est étonnant comme seulement par le visage on peut voir quand une personne ment.
- Pourquoi ne vis-tu plus avec tes parents ?
Il l’entend rire, mais un rire grave, amer.
-Mon père, il y a longtemps qu’il a perdu ce titre pour moi…
Samuel aurai d’habitude défendu son ami, mais il doit bien dire que depuis le soir où il lui à demander de quitter Gabriel, son amitié à laisser place à de la rancœur bien malgré lui.
- A mes yeux, il n’existe plus, comme toi.
Samuel ravale cette envie de le secouer, lui dire que pour lui aussi cela a été difficile renoncer à ses sentiments. Mais en venant il savait qu’il allait devoir affronter la colère du jeune homme. Puis, la voix fluette brisait le silence que ces mots secs avaient installés.
- Ce soir là …il se retient, mais Samuel voit bien la main se crisper sur son jean. J’avais compris à quel point tu étais important pour moi, je …
-Je suis de nouveau avec Cameron, le coupe t-il avant qu’il n’aille trop loin.
Il voit ses yeux souffrir le martyr et cela lui fait terriblement mal. Puis il entrevoit dans ses yeux noisettes, toujours aussi magnifiques, de la colère pour ensuite se poser tristement vers l’extérieur.
-Il n’y aura plus jamais rien entre
nous. Je ne peux t’offrir que mon amitié, souligne
Samuel.











