Accueil Date de création : 15/08/07 Dernière mise à jour : 01/08/09 13:11 / 648 articles publiés
 

Chapitre 8

Chap VIII - 05  (Chapitre 8) posté le lundi 28 avril 2008 22:56

 

Elle avait laissé ses pas la guider aux sons de sa peine, elle s’était retrouvait sans le vouloir devant le studio d’enregistrement de Bertrand. Entendant quelques brides d'une musique, sortant d'une console de mixage, elle reconnaissait le rythme de sa chanson. La curiosité l’avait poussé à aller voir, elle savait parfaitement que cela ne pouvait pas être Étan, qu’elle avait quitté à peine 20 minutes.

 

 

Gabriel, à cheval sur Samuel, était en train de passer une main sous son t-shirt dans le but visible de l’allumer, susurrant des mots inaudibles aux oreilles d’Hailey ; mais aux vues du sourire du batteur, elle devinait facilement ce que cela pouvait être. Soudain les deux amants remarquaient enfin la personne qui venait d’entrer à pas feutrés.

Elle sourit, tandis que Gabriel, rouge de confusion, s’était remis sur ses deux jambes et tentait de balbutier un désolé.

 

-C’est du joli…sourit-elle.

 

Samuel répond alors à son sourire complice, loin d'en être destabilisé.

 

-Matthew le sais ?Demande Hailey aussitôt le spectacle des deux amants fini.

 

Mais voyant l’expression contrarié du jumeaux, elle a sa réponse.

 

-Ce soir, je vais lui dire, annonce Samuel, sans grande joie …c’est pour ça que j’essai de finaliser les chansons pour ta série.

 

-Comment ça ?

 

-Ce soir il est possible que moi et Matthew…qu’il ne veuille plus de moi dans le groupe…, pose t-il simplement.

 

- Ho…

 

Il est vrai que Matthew est du genre sanguin, à s’emporter facilement…le peu de colère qu’elle a vu, l’a marqué. Gabriel prend alors son sac de cours, qu’il enfile autour de son épaule, s’avançant vers Samuel pour déposer un timide smack sur ses lèvres.

 

- Je t’enverrai des texto toutes les heures, puis plus bas, pour t’encourager.

 

Dans un clin d’œil, qui souligne son sourire une pointe d’appréhension, il regarde la jeune tête aux cheveux bordeau s’évanouir derrière la porte.

 

 

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chap VIII - 06  (Chapitre 8) posté le mardi 29 avril 2008 06:12

 

-Tu veux écouter un peu ce que ça donne ? Propose t-il en voyant sa mine triste, elle fait peine à voir.

 

Il voit bien qu’elle a pleuré, mais il n’est pas du genre à fouiner dans la vie des autres, il sait que si elle souhaite lui parler, elle le fera naturellement.

La composotion était parfaite, la musique lui plait, aussi triste que ce qu’elle ressent en ce moment même. Il lui semble avoir tout perdu...Étan,

elle-même… Andrew?

 

Samuel écoute au casque, puis traficote la profondeur de tonalité sur la partie trois du logiciel.

 

-C’est toi qui finalise les chansons ? Demande hailey, poussée par la curiosité.

 

- Oui, j’arrive à mieux percevoir le rythme que les autres sagouins, sourit-il amusé de sa propre plaisanterie amicale. Parfois Ben, mixe, surtout quand on a des moments instrumentaux, il peut s’amuser avec des samples.

 

-Hum, dit-elle le regard ailleurs.

 

Un silence de plombs s’installe alors. Dans un mouvement vif il fait face à Hailey, surprise.

 

- Ca te dis d’essayer de chanter ce que tu as écrit pour cette chanson ?

 

-Tu plaisantes…

 

- Étan m’a dit que tu avais refusé l’idée, mais ça te coûte rien, au pire on jette au mieux se sera dans la boite, dit-il attendant son choix. Il avait enregistré un petit bout de ta voix sur son clavier numérique, pendant que tu lui chantais tes paroles…c’est vrai que tu as une voix expressive, allez, tu verras c’est libérateur…

 

Elle n’avait pas mis longtemps à accepter, après tout elle n’avait pas mieux à faire et au moins cela lui videra la tête. Elle laissait alors glisser les mots écrit pour Hiro, l'un des personnage secondaire de son histoire. Un passage dans le récit où il revoyait des moments heureux et difficiles de sa vie défiler. Sur ses lèvres les mots glissaient parfaitement, car à présent elle savait ce que subir un abus était, cela était à présent sa propre vie, sa propre expérience. Douloureuse expérience du viol de son intimité, du viol des limites de soit qui nous protège des autres…

Samuel est surpris, elle vit sa chanson, ça en est frappant et quelque part dérangeant car les paroles parle d'un enfant abusé par un adulte.

Sans voir le temps passer, ils y passent 5 heures, mixant reprenant certains couplets certains passages. Samuel arrive à sortir d’elle des sons qu’elle croyait impossible, il lui apprend à respirer par le ventre et sa voix s’était alors fait plus douce. Elle écoutait une énième fois sa voix enregistrée qu’il posait sur les images de la vidéo, rajoutant un sample de pluie. Est le résultat lui plaisait, rien de fabuleux, mais cela provoquait le sentiment souhaité…

 

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Chap VIII - 07  (Chapitre 8) posté le mardi 29 avril 2008 06:47

PUBLIC AVERTI
Vidéo tirée de mon autre histoire "Irène est les Heimdall" sur la chanson qu'Hailey est sensée avoir écrite ;)
Attention certaines images peuvent être perçues comme choquante, puisqu'elle parle d'un jeune homme qui se souvient des abus subit dans son enfance....

Musique : Najoua Belyzel - Docteur Gel


- Je garde le côté rétro, c’est ce que tu voulais, n’est-ce pas ?

 

Elle lui sourit. Soudain, les flash de son agression l’envahissent sans la prévenir, elle retient ses larmes mais ses mains trembles. Du coin de l’œil, Samuel n’est pas dupe, et puis se bleu à la joue, cette distance qu’elle garde avec lui et ce sursaut qu’elle a eut quand il s’était approché pour lui appuyer sur le ventre afin de lui montrer le rythme que devait faire cette caisse de résonance naturelle. Elle avait eu ce sursaut inhabituel chez quelqu’un d’aussi expansif et communicatif qu’ Hailey. Là elle était renfermée…apeurée…aux aguets…et il connaît cela.

 

- Ça te dis un petit tour en moto ? Propose t-il le regard dans le vide.

 

Surprise, elle regarde la console.

 

- C’est dans la boite, non ? Ta voix est magnifique Hailey…ça serai du gâchis de pas l’utiliser. Encore de trois trucs à y bricoler dessus et elle est tout à fait exploitable, alors on peut aller se promener évacuer un peu.

 

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Chap VIII - 08  (Chapitre 8) posté le mardi 29 avril 2008 06:51

 

Elle enjambait la belle cylindrée de Samuel, qui lui tendait alors rapidement un casque, qu’elle fixa autour de son visage. Samuel sentait ses bras le serrer si fortement au démarrage, il avait donc choisi une allure douce sentant qu’elle avait un peu peur. Il se doutait qu’elle avait dû garder des séquelles de l’accident de voiture qu’elle avait vécu avec Allan et Olivier. Elle souriait enfin en voyant l’endroit où il l’avait emmené. Sa maison, celle de ses parents.

 

-C’est dommage que tu l’ai vendue, posait-il en arrêtant un instant sa moto devant le perron.

 

Hailey le visage triste observe les occupants du lieu.

 

-Il paraît que celui qui te l’avait racheté est mort cette année. Ces petits enfants se sont disputés l’héritage et finalement l’ont vendu à ce jeune couple. Voyant son expression douloureuse il ne dit plus un mot. Je croyais te faire plaisir en t’emmenant ici, mais visiblement je me suis planté.

 

-Non, ça me fait vraiment plaisir de la revoir, je te jure, c’est juste… J’aurai aimé ne jamais avoir eu à perdre ça aussi.

 

-Hailey…prononce t-il le ton plein d’empathie. Allez remontez, jeune fille, je vais un peu te balader ailleurs.

 

Retrouvant son sourire, elle monte de nouveau à l’arrière, Samuel à cette chaleur étrange qui vous rassure. Roulant un temps au centre ville, il avait pri la voix rapide, pour après quelques minutes dépasser plusieurs véhicules, allumer son clignotant droit et glisser doucement dans un virage pour sortir. Il n’est qu’une heure de l'après-midi, mais la circulation les ralenti un peu.

Hailey regarde au travers de son casque cette ville qu’elle ne connaît pas. Mais plus haut elle voit les montagnes enneigées…ce doit être jolie à voir…Le batteur contourne habillement la circulation, il connaît par cœur les recoin de cette ville où il allait prendre ses cours de batterie, mais ce n’est pas ici qu’il veut l’emmener. Une nouvelle petite route emprunté, et les voilà en dehors de la ville citadine …ce chemin qu’il connaît par cœur, bercé d'un paysage magnifique.

 

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Chap VII - 09  (Chapitre 8) posté le mardi 29 avril 2008 06:56

 

Les arbres ont la couleur de l’hiver et dans ce coin là, la neige y est encore logée, frôlant avec intimité chaque maison. Ouvrant le battant de son casque Samuel roule calmement, elle peut sentir l’air frais qui lui donne des sensations merveilleuses. L’odeur des arbres environnants qui chantonnent le rythme des vieux millénaires, de la vie, lui fait un bien fou. Hailey sourit enfin. Après une longue ballade, elle voit une église pointer sur le sommet d’une montagne. 

 

...

 

-Bonjour mon père, s’avance Samuel vers l’homme en train de ranger son office.

 

-Samuel, cela me fait plaisir de te voir, sourit lhomme âgé. Tiens, bonjour…attends, je me rappelle de toi. La petite Hailey.

 

Surprise, elle lui tend la main pour saluer cet homme qui prend ses deux mains chaleureusement pour enserrer la sienne d’un geste plein de sympathie.

 

-Tu es une belle jeune femme à présent. Puis il observe ses cheveux roses, et toujours romantique ? Elle rit agréablement, car un jour elle lui avait demandé si dieu était un romantique, si dieu n’était qu’amour, aimait-il la romance ?…

 

...

 

Quelques verres d’une liqueur de pomme délicieuse, ils parlaient à cœur ouvert.

 

- Ce soir je vais lui dire, et je crois qu’il va très mal le prendre…j’ai peur mon père…

 

- Mais tu sais que tu dois le faire, c’est un de tes amis les plus chèrs, non ?

 

- Oui, sans lui je…je sais pas si j’aurai pu continuer la batterie. Il était comme moi, il adorait la musique, le monde pro l’intéressait pas plus que cela mais pour son frère il s'était fait un devoir de ne pas gâcher son talent. Et moi je voulais juste taper éternellement sur une batterie…

 

-Et dieu te prendrait sûrement dans son groupe. Samuel rit d’un large sourire en réponse. L’art est le moyen pour dieu de permettre à ses enfants de toucher du doigt le paradis. Entrer dans une telle transe, que ni le corps, ni l’apesanteur ne joue plus dans ses moments d’oublie de soi. Plus d’ego, plus de barrières qui empêchent de voir la beauté de ce monde, encore moins les bras tendu de dieu vers sa chère création.

 

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