
Travis avait
de taper à la porte de Bertrand, mais ce dernier avait pris
son temps pour venir lui ouvrir. Pendant quelques secondes de
panique il s'était demandé si son manageur
n’avait pas oublié que c’était
aujourd’hui qu’il était sensé voir son
père et qu'il lui avait promis de venir avec lui; puisque
son jumeau ne voulait rien savoir de leur géniteur, comme il
aimait l'appeler.
Visiblement,
l'homme châtain, n'a pas l'air
plus gêné que cela après ce qu’il
s’est passé entre eux, enfin plutôt ce que
Bertrand à osé faire…pour être
détendu il l’était après ce qu’il
lui a fait, il n’en arrivait plus à enlevé
l’image de cette homme glissé entre ses cuisses,
à genoux tenant cette partie de lui entre ses
lèvres…des lèvres incroyables…et sa
langue…il secoue la tête, pourquoi a-t-il fait un
tel truc…Travis n’avait pas vu son père
après le spectacle, sans doute est-il parti avant la fin et
il doit avouer que pour une fois il n’en avait rien à
faire. Un seul homme occupé ses
pensées.
Voyant
le visage de Bertrand, il sourit involontairement. C’est la
première fois qu’il le voit ainsi, au réveil.
Son regard endormi, ses cheveux ébouriffés, son torse
nu…son torse nu ? Nom de…Travis n’avait jamais
imaginé que Bertrand puisse être aussi
musclé…une étrange jalousie le
possède.
Lui il
déteste l’effort, le seul qu’il accepte et celui
d’ouvrir le sachet qui le sépare d’une
quelconque nourriture calorique et si possible industrielle, avachi
devant la télé. Il remercie sa famille
génétique qui lui a donné un
métabolisme qui brûle tous ce qu’il avale, sinon
il aurait sans doute été
obèse…
-
Salut.
-Salut Bertrand,
t'as pas oublié?
-Non, moi j'ai
un agenda, maugré t-il malgré lui.
Reste pas planté, entre, j'en ai pas
pour longtemps, je prend une douche, me change et on y
va.
Il
n’arrive pas à détacher ses yeux de ce buste
qui s’offre aux regards, chaque muscle saillant bouge au
rythme de ses moindres gestes, comme celui de simplement passer sa
main dans ses cheveux…mais bon dieu, détache tes
yeux Travis… Il aperçoit alors des cheveux
blonds, sortant de manière désordonnés, sur le
dessus de la couette blanche qui orne son grand lit. Il avait
oublié l’existence de sa partenaire actuelle, quand
les bruits des draps fluides glissant sur un corps
dénudée se faisaient entendre et se
répandaient dans l’immensité de la
pièce. Il voit alors quelque chose qu’il
n’aurait jamais cru possible, mais depuis ce fameux soir, il
n’est plus sûr de rien.
Ce qui cause
ce choc ?
Et bien,
c’est que ce n’est plus ce mannequin magnifique qui
pendait à son bras le soir du concert pour cette maladie
orpheline dont il n’arrive jamais à retenir le nom,
tant le mot semble compliquer à prononcer. Cette femme qui
malgré sa beauté n’avait pas
enthousiasmé Travis, n'est pas dans ce lit. C’est une
tout autre personne…