
-Tu comptes vendre des hamburgers toute ta
vie ?
-Y’a rien de mal à ça
Étan, ça me permet de payer le loyer.
-Je dis pas que c’est mal, mais toi
t’as de l’or dans les mains et t’es pas foutu de
vouloir l’utiliser.
-Je veux pas être pro, cette vie
là me convient tout à fait.
-A ouais ? A qui tu veux faire croire
ça Sam…
-J’aime pas Ashley. Lance t-il alors
d'une voix énervée par l'accumulation de la fatigue
de sa journée. Elle t’a dit pourquoi je voulais pas
jouer avec vous ? L'observe t-il droit dans les
yeux.
-Ouais, elle t’a
chauffé…
-Et ça te fais rien ?
S'étonne t-il.
-Elle peut aller voir qui elle veut, tant
qu’elle revient dans mes bras et qu’elle a pris ses
précautions, de toute manière je fais de
même…
Samuel le
regarde étrangement, mais il peut pas vraiment le juger. Ces
derniers temps il va draguer en boîte et couche avec un homme
différent pratiquement tous les soirs…il
déteste se sentir seul quand il rentre chez lui après
une journée de boulot si fatiguante pour le corps, l'esprit,
mais surtout érintante pour l’âme de ne pas
être celui que l’on pourrait être
vraiment…
-Écoute si j’étais
homo, c’est moi qui serai venu te proposer de te sucer la queue pour que tu joues avec nous!
Rétorque t-il un sourrire plisser dans le creu de sa
joue.
Dans un
pouffement de rire mutuel, Samuel sourit à Étan.
Depuis le fameux soir, où ce qui aujourd'hui est une
cicatrice qui pourfend sa joue et l'avait fait venir chez lui en
pleine nuit; la barrière qui les séparait, avait
disparue et chacun d’eux ne regardait plus l’autre avec
les préjugés de l’ignorance. A présent
leurs âmes se connaissaient comme de vieilles amies ayant
vécues plusieurs siècles de vie ensemble.
-T’es con quand tu t’y mets,
rétorque un Samuel les lèvres toujours pincées
d'un sourire.
-Ça fait parti de mon charme.
Sourit-il, puis il enchaîne aussitôt sur la raison de
sa venue. Un producteur est intéressé par nos
compo…fait un essai avec nous, on doit le voir Dimanche
aprem, ça te coûte quoi d'essayer? Et si tu veux
t’as pas besoin de parler à Ashley, tu fais comme si
elle n’existait pas. Allez Sam, me dit pas que faire de la
batterie et être payé pour ça ne te plairai
pas…Tu as le même feu intérieur que moi pour la
musique et ça je l'ai de suite senti quand je t'ai vu la
toute première fois sur une batterie!