




- J’ai un deal pour toi. Tu rentres dans mon groupe de musique, en tant que batteur et plus personne viendra t'emmerder.
Samuel hallucine en plus de lui adresser la parole, il est en train de lui proposer sa protection? Et comment sait-il qu’il fait de la batterie, il est obligé d’aller dans une autre ville pour suivre ses cours, à cause de son père qui connaît un peu trop bien les gens d’ici…
Se relevant, tout en s’essuyant les lèvres parcourues de sang et de traces de bile, il dépoussière lentement ses vêtements, prenant le temps de lui répondre.
Il ne supporte pas ce mec.
- Non, merci.

Sur ces mots il amorce un pas, s’en allant mais l’un de ses sbires lui barre la route.
- Je crois que t’as pas bien compris.
- C’est toi qui a pas bien compris, un sourire arrogant, à ce sujet, ça va mieux tes dents de devant ?
Le jeune homme grinçant de la mâchoire allait lui répondre par les poings mais Étan le stoppe. Laissant Samuel s’en aller.
- Hey, pourquoi tu le laisses partir comme ça…
- Ta gueule Pierre ! T’es vraiment trop con, je le veux…voyant les regards écœurés. Oh, vos gueules, crache t’il les poings menaçants, quelqu’un à quelque chose à me dire ?!!
Tous tournent nerveusement de la tête, d’un « non » précipités.
… sa batterie, ma guitare et la voix d’Ashley…on est sûr de devenir pro…

Les cours avaient été aussi chiants que d’habitude, il n’aimait pas ça et de toute façon il
n'était pas doué pour les études. La seule chose qui lui faisait envie et là où il avait un tant
soit peu de facilité, c’était la musique…et sur une batterie, il pouvait enfin s’exprimer
librement…se défouler…il n’y a qu’en face d’une batterie, à rythmer les impulsions de ses
bras pour faire naître le rythme, qu’il se sentait le mieux.
- Hey ?!
Priant que celui qui l’invective abandonne de lui-même, en ne lui prêtant pas un seul
regard, Samuel regarde sa montre.
- T’es sourd ?
- Non, je t’ignore, tu l’as pas encore compris ?
Étan ne trouve rien à dire à sa franchise, ce mec c’est pas du gâteau. Pas de chance pour
lui le bus arrive. Samuel ne lui laisse pas le temps de l’ouvrir et monte. S’assaillant au fond
il est surpris de voir que l’autre « abruti » l’a suivi.