Accueil Date de création : 15/08/07 Dernière mise à jour : 01/08/09 13:11 / 648 articles publiés
 

Chap IX - 31  (Chapitre 9) posté le mardi 30 septembre 2008 21:07

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-Fais moi l'amour…murmurait essoufflé de leur baiser ininterrompu, Gabriel, dans l’oreille de son amant retrouvé.

Surpris, ce dernier dévisageait le rouquin collé à lui, que seul un caleçon moulant le séparait complètement de sa nudité.

-Je veux être tout à toi, fait moi l’amour Sam…

-Gabriel, tu… Posant un doigt sur les lèvres qui allaient refuser, il lui sourit tendrement.

Fermant les yeux, comme pour puiser au plus profond de lui ce qu’il voulait exprimer, il restait immobile.

-Ce soir là, le soir de l’accident. Je voulais aller plus loin avec toi, ose t-il enfin dire en ouvrant ces yeux clairs, je voulais être entièrement à toi. Ses deux mains soulignaient ses paroles en encerclant le torse du châtain. Je veux être à toi.

Pour convaincre son appelé, Gabriel prenait deux des doigts de celui qu’il voulait plus que tout, et les humidifier de sa langue dans plusieurs va et viens de sucions ignés, mimant des mouvements de pénétration. Ce spectacle avait quelque chose d’irréel.

Samuel n’avait nullement envie de refuser, que l’attente avait été cruelle, mais cette torture des plus douces lui donnait aujourd’hui une euphorie et un plaisir plus grand qu’aucun son de sa batterie ne pouvait lui faire ressentir. Car aujourd’hui il s’agissait bien plus que simplement un homme se laissant pénétré par un autre, il s’agissait de deux âmes qui voulaient se compléter. Gabriel n’avait plus envie de laisser la peur, le doute ou les préjugés diriger sa vie, il voulait aimer cet homme et en être aimé en retour.

L’homme aux tatouages n'avait mis que quelques secondes pour être nu, pour l'embrasser puis le guider doucement sur l’un des coussins du lit. Ses mains se faisaient  tendres et plus, glissant le long de son dos. Puis d'un baiser chaud, il faisait frémir son jeune amant.

-Tourne-toi mon coeur.

Docilement, Gabriel se laisser guider. Il lui faisait confiance.


 

Il ne ressent aucune frayeur comprenant que le moment qui hantait ses rêves allait se concrétiser. Pourquoi avait-il eu si peur avant, de quoi avait-il peur exactement ? Il se le demande bien, sans doute peur de grandir, tout simplement.

Peur d’abandonner l’innocence pour un monde adulte, parfois si effrayant. Mais ce soir, à ce moment là, il est plus heureux que jamais de perdre cette naïveté dans les bras de l’homme qu’il aime, oui…l’homme dont il est tombé amoureux.

Gabriel le désirait bel et bien,il fut d'abord surpris de sentir un doigt se glisser en lui, lubrifié par sa propre salive. Puis au premier mouvement il avait un peu gémit la peur était là malgré tous ses sentiments et son envie que Samuel lui fasse l’amour, mais ce n’était pas par douleur qu’il avait émie un léger cri, mais cette sensation avait quelque chose d’étrange.

Puis quand le deuxième rejoignit le premier, cette fois c’était par le plaisir de cette sensation nouvelle.

Doucement, lentement, Samuel le pénétrait. Savourant l'antre étroite mais acceuillante, il prononçait son nom dans un gémissement du plaisir qu'il éprouvait par la sensation chaude qui entourait son pénis. Il faissait de son mieux pour que son amant ne ressente aucune douleur. Au bout de plusieurs coups de hanches, il sentait Gabriel se détente, il l'attirait alors contre lui, contre son torse, pour voir l'expression rougie de son amant qui lui souriait. Comme une invitation, le rouquin abandonnait ses mains sur les muscles qui donnaient tout d’eux-même pour le satisfaire.

Samuel enivré par cette nouvelle maturité qui sciait si bien à son amant, le seul qu’il désirait plus que le paradis lui-même, rejoignait ses lèvres sur les deux perles d’un rouge nacré entre-ouverte, offerte pleinement à lui.


L’étreinte finie, dans des cris forts et puissants de deux coïtes poussaient jusqu'à la délivrance, ils s’observaient en silence, se souriant simplement. Nouant l’une de leur main en l’autre, inlassablement.

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Chap IX - 32  (Chapitre 9) posté le mardi 30 septembre 2008 21:24

 

Étan n’y comprenait rien, Hailey n’avait rien répondu à sa relation entre elle et Allan, elle lui avait juste dit qu’ils devaient aller chez Jeff pour qu’il comprenne certaines choses, puis l'avait laissé seul. Ce n'ets que le lendemain qu'elle l'avait appelé pour lui donner rendez-vous chez le frère des jumeaux.

Il avait sonné à cette porte qu’il n’avait jamais vu, et pour cause il n’était jamais venu ici, et cela même s’il connaissait vaguement l’habitant de cette maison. Jeff avait un peu vieilli, mais cela lui allait plutôt bien, comme ses frères et sœur, le temps avait peu d’emprise sur lui. Mais pourquoi Hailey l’avait fait venir ici…

 

-Salut Étan.

 

Hailey l’avait salué et sans qu’il échange un mot il lui avait demandé « tu veux lui en parler ? » elle avait alors simplement incliné la tête. Jeff, sa femme, Hailey et Étan avaient pris place autour de la table du séjour. Le brun observait l’homme âgé, bien nerveux, se tordant les doigt sur une bague sur sa main gauche, un anneau doré qu’il n’avait jamais remarqué sur lui. Il rompait alors le silence.

 

-Je me demandais si un jour tu viendrai, si un jour je devrai t’en parler.

 

-Me parler de quoi, demande t-il en observant Hailey.

 

 

- Je veux pas Allan…

 

-Jeff…

 

-Un an ? Tu te rends compte de ce que tu me demandes ?

 

-Je sais mais j’ai pas le choix

 

-Si tu l’as !!

 

-Le leur dire, c’est ça ta solution ?

 

-Oui !

 

-Mon père me rejettera et ma mère, comme toujours elle suivra ce que mon père décide. Je peux pas leur faire ça.

 

-Ils n’en mourront pas et au moins ils sauront vraiment qui est leur fils !

 

- Ils seraient tellement malheureux, comprendre qu’ils n’auront jamais de petits enfants…je peux pas leur faire ça…

 

- Je dois attendre 1 ans que tu fasses semblant aux yeux de tous, 1 ans, alors que cela fait déjà 4 ans qu’on se cache…j’en ai marre Allan…

 

-Je sais, tente t’il de s’approcher mais Jeff le repousse.

 

 

-Non, tu sais pas. Tu sors avec cette fille pour faire plaisir à tes parents…

 

-Oui, et toi aussi !

 

-C’est toi qui m’a dit de le faire pour faire taire les rumeurs, j’aime pas lui faire ça, c’est une fille gentille.

 

-T’as qu’à te marier avec elle si elle est si bien, prononce le brun un soupçon de colère.

 

-C’est peut-être ce que je devrais faire parce qu’avec elle j’ai pas à faire semblant ni à me cacher !!

 

Le silence qui suivait ces mots était douloureux pour eux deux, puis le brun, à la carrure plus imposante que le blond, commençait à l’enlacer malgré la réticence perceptible de l’homme à présent dans ses bras.

 

-Ne m’abandonne pas Jeff, j’ai que toi. Sans toi j’y arriverai pas. Je ne te demande encore qu’un an et après je te rejoindrai à Paris. On vivra ensemble. Olivier sera partant pour nous rejoindre et continuer la musique.


 

-Allan…

 

 

Le brun s’avançait alors vers l’homme blond, l’expression à la fois triste et colérique. Mais il avait suffit d’une caresse sur sa joue, pour le faire céder dans un baiser sans pudeur.

 

-Jeff, je t’en prie, soufflait-il dans le creux de son oreille, ils ne comprendraient pas…tu sais comment sont les mentalités, mais dans la capitale au moins on pourrait vivre ensemble. Je te demande juste un an…

 

-Allan ?! Prononce hâtivement Hailey qui depuis le début les espionner, prise de curiosité. Séparez-vous, tes parents sont là…

 

 

-Hailey? Prononçait apeuré Jeff

 

Elle les avait vu dans les bras l’un de l’autre, se séparer par l’annonce de la venue des parents d’Allan.

 

-Ne t’inquiète pas Jeff, elle sait.

 

-Elle sait ? S’étrangle t’il.

 

-En fait je sais depuis que vous êtes ensemble, mais je ne l’ai dit à Allan que récemment.

 

Le blond l’observait, la peur visible dans ses yeux.

 

-Je ne dirai jamais rien, Jeff. T’inquiètes pas, je sais garder un secret.

 

Allan souriait.

 

-Ai confiance en ma blanche neige.

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Chap IX - 33  (Chapitre 9) posté le mardi 30 septembre 2008 21:33

 

C’était un rire au bord des larmes qu’Étan laissait résonner dans la pièce, sous les regards surpris et étonnés de Jeff et Hailey.

 

-Vous vous foutez de moi, c’est ça ? Vous avez manigancé ça tous les deux ? Vous me croyez assez con pour gober un tel truc, mon frère homo ? J’aurai remarqué je crois !

 

-Vraiment ? Tu crois que c’est ce que l’on voulait Étan ? Tu crois qu’il a une étiquette sur nous qui nous dit de qui on va tomber amoureux, qu’on sait facilement si on aime les hommes, les femmes, les deux ? A notre époque les mentalités étaient encore plus fermées qu’elles ne le sont maintenant, moi et ton frère étions amoureux. Le jour où il est mort…, la douleur qui traverse son regard en cette instant refroidit Étan. Il ne fait aucun doute qu’il ne ment pas. Je n’ai pas seulement perdu mes deux meilleurs amis…j’ai aussi perdu la personne dont j’étais éperdument amoureux… Il se revoit pleurer toutes les larmes de son corps en apprenant sa mort. Hélène était là ce jour là et comme toujours elle avait été une épaule réconfortante. Elle avait toujours était amoureuse de lui, il le savait et après Allan, elle était la deuxième dans son cœur.

 

-Sans Hélène j’aurai sombré. C’est une femme extraordinaire, elle a compris et accepté…

 

-Accepté…

 

-Oui, parce que l’amour c’est voir l’autre avec les yeux de la vérité et non pas, le regarder tel qu’on se l’imagine.

 

Étan observe Hailey, comme si cette phrase était faite pour lui.



-J’ai été profondément amoureux de ton frère, Étan. Et s’il était si agressif avec toi c’est aussi à cause de ça, parce qu’il devait mentir à tant de gens, il devait tellement se forcer d’être un autre…et toi tu étais si doué pour la musique…toi tu étais celui qu’il aurai voulu être, hétéro, doué d’un talent inné pour la musique et libre d’être qui tu voulais.

 

-Et ça l’excuse ? Il m’a rejeté comme mes parents le faisaient…il m’a rejeté, sauf… Hailey le regarde, pouvant facilement finir sa phrase…sauf le soir avant sa mort.

 

-Il t’aimait, seulement…à toi aussi il devait cacher qui il était vraiment, il avait peur que tu le rejette toi aussi en le sachant. Alors quelque part il t’en voulait, il savait que tu n’y étais pour rien, mais c’était plus fort que lui…

 

 

-J’aurai compris…pourquoi on me croit plus con que je ne le suis ?

 

-Étan…

 

-Même toi, même toi tu n’as pas confiance en moi…

 

-Si j’ai confiance en toi Étan, parce que je sais qui tu es vraiment.

 

-Qui je suis vraiment ?

 

-Tu es un garçon attentif aux autres, plus que tu ne le laisses voir, tu ne juges pas les gens sur leur choix de vies, tu prêtes parfois trop d’importance aux apparences mais en même temps tu sais aimer les personnes pour ce qu’elles sont et non ce que tu pourrais attendre d’elles. J’ai toujours su que tu étais quelqu’un de bien…c’est pour ça que depuis gamine tu as emprisonné mon cœur, et qu’il reste attaché à cette cage malgré que tu en ai laissé la porte grande ouverte, rougit-elle de ce qu’elle vient de lui faire comprendre.

 

Pourtant il ne répond pas les mots qu’Hailey attendaient, peu importe les mots d’ailleurs, elle aurai voulu une réaction plutôt que son silence.

 

-Plus j’en apprend sur toi , plus je vois tous ces secrets qui planent autour de toi, soupire t-il. Tu es si différente de ce que je voyais de toi…


 

-Je suis désolé Étan, pour tous mes mensonges…mais c’étaient des secrets que je me devais de garder… tu comptes pour moi, énormément, depuis toujours.

 

Le regard blessé du brun, la faisait se sentir encore plus coupable.

 

-Pour moi aussi tu comptes, cette fichue chanson...Mais je t’en veux à toi et ta cousine, vous vous êtes bien foutu de moi.

 

-Ashley a utilisé mes poèmes sans mon consentement, je te signale, fronce t-elle les sourcils. Et j’étais loin de savoir que tu les lisais.

 

Un long silence s’installe, une brise pourtant en elle les odeurs de jeunes fleurs nouvellement écloses, cela avait quelque chose d’apaisant.

 

-On fait quoi maintenant ? Demande alors Étan le regard posé sur celui d’Hailey.

 

-Je sais pas Étan, toi tu as envie de quoi ?

 

-J’ai envie de toi…

 

Hailey a détourné son regard, elle ne lui a encore rien dit sur son agression, se sent-elle assez forte pour accepter qu’il l’a touche.

 

-Mais tu as Andrew, non ?

 

-Non, répond t-elle simplement. Le jour où tu m’as embrassé, ce jour là, mon cœur n’a plus eu de place pour personne d’autre. Elle le regarde alors avec aplomb, ces mots là, elle ne les a jamais prononcé, même pas à Andrew.

 

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Chap IX - 34  (Chapitre 9) posté le mardi 30 septembre 2008 21:54

 

-Je t’aime Étan, depuis longtemps et les années n’ont rien changé à mes sentiments.


 

Figé, le brun se sentait comme paralysé, même dans les lèvres d’Ashley ses mots là n’avaient jamais eu l’effet que ceux d’Hailey ont sur lui en cet instant. Il sent cette sensation chaude sur ses joues, une chose improbable, quelque chose qu’il n’avait jamais fait depuis une éternité…les larmes avaient effleurer les recoins de son âme, il pleurait.

Même à la mort d’Allan il s’était refusé de pleurer, pourquoi pleurer, pour qui… Hailey sentait son cœur battre à tout rompre, est-ce bien des larmes, Étan se montrait plus vulnérable que jamais. Plus aucune arrogance, ni méfiance, ni cynisme, juste lui, cet enfant mal aimé et blessé de se sentir rejeté. Cet enfant aussi fragile qu’elle…


- Je t’ai tout pardonné, tes mots cruels, tes envies égoïstes, même tes colères. Parce qu’avec toi c’est comme…


- Avec toi, continuait-il à sa place, c’est comme si je trouvais une amante passionnée, une amie sincère, une famille aimante, une part de moi-même toujours accueillante.

 

C’était un des premiers poèmes d'Hailer…le jour où elle avait posés ses yeux sur ceux d’Étan et que tout son être avait chaviré.

Alors elle décide d’être en cet instant, la plus forte des deux, la plus courageuse. Elle s’avance vers lui, lui prenant délicatement la main, dans ses doigts fins et fluets. Puis  caresse son visage, qu’il n’avait pas mis longtemps à rejoindre de sa main, celle qui l’effleurait si doucement en cet instant.


-Ne me laisse plus jamais seul Hailey…

 

-Plus jamais, lui murmurait-elle en s’approchant lentement de ses lèvres, plus jamais Étan.


 

Leur baiser fût d’abord doux, au goût salé des larmes d’Étan, puis peu à peu il retrouvait ce désir si fort entre eux, cette envie de s’unir et ne faire qu’un.


-Je veux t’obliger à rien, mais…je veux te faire l’amour Hailey, maintenant et tous les jours que je pourrai passer avec toi…


 

Chez lui il y avait les jumeaux et Gabriel, chez Hailey il y a avait les siens, alors Étan avait emmené Hailey dans le premier hôtel qui avait croisé sa route. Il ne remarquait pas le stresse d’Hailey de plus en plus palpable à chaque étage parcouru par l’ascenseur.

Ce n’est qu’une fois allongé sur le lit, qu’il s’était rendu compte par les mots prononcés qu'elle avait une voix tremblante.

 

-Je préfèrerai les lumières éteintes…

 

-Hailey, ça va ? Prenant sa main, il sent les tremblements de tout son corps. Qu’est-ce que tu as ? Demande t-il commençant à mal prendre sa réaction, si tu n’as pas envie de moi, dis-le moi simplement.

 

-Non Étan, c’est pas ça.

 

-C’est quoi alors, dit-il en fronçant les sourcils de voir sa réaction. C'est à cause d'Andrew?

 

-Non. Je…j’ai du mal à accepter qu’on me touche, Étan…même si j’en ai envie…je…j’ai peur.

 

-Peur ? mais je ne te ferai aucun mal Hailey, tu le sais bien, non ?

 

-C’est que…quand on devient un peu trop intime, je…

 

Il avait alors éteint les lumières, fermé soigneusement les rideaux pour que rien ne filtre, puis l’avait rejoint, cette fois moins en proie au doute d’être rejeté, voyant qu’Hailey tentait de lui parler.



-On peut aussi rester sage, tu sais, on est pas obligé de faire ça tout de suite.

 

-Si, je…je veux le faire. J’en ai assez d’avoir constamment peur dès que quelqu’un me frôle, ou quand j’entends des bruits de pas inhabituels.

 

-De quoi parles-tu, demande t-il tout à coup inquiet.

 

-Le jour où tu m’as demandé de choisir entre toi et Andrew…je ne l’ai pas choisi. Un silence étrange et malsain enveloppe la pièce. Je venais de me faire agresser et il a empêché ce monstre de continuer.

 

-Où est ce mec à présent, prononce l'homme brun les yeux rempli de flammes de haine qu'elle ne lui avait jamais connu.

 

-Il est mort.

 

-Mort ? Gardant quelque secondes le silence, Andrew..., ne peut-il s’empêcher de prononcer dans un soufflle bas.

 

-Andrew ? Pourquoi me parles-tu de lui ? …parce que tu es naïve Hailey, moi je connais le milieu de la nuit pour l’avoir longuement fréquenté, et dans ses yeux à lui, j’ai vu que lui aussi le connaissait…

 

-Pourquoi ne m’as-tu rien dit, Hailey ?

 

-Tu étais retourné avec Ashley, le soir même de mon agression, tu as couché avec ma cousine.

 

-Non, c’est vrai qu’elle a essayé, mais j’avais bien trop bu et de toute manière je n’avais plus envie d’elle, pas après t’avoir eu toi dans mes bras. Ashley ne t’a rien dit ?

 

-Je ne le lui ai rien demandé.


Las il se passait une main dans les cheveux, comprenant alors tout le gachis fait par leur non-dit.


- Je ne veux pas te forcer. On peut rentrer Hailey, je peux attendre.


-Savoir qu'on m'a violé te dégoûte, c'est ça?


-Hailey, dit-il en fronçant les sourcils. Dans un nouveau soupir, enlevant son t-shirt pour dévoiler sa poitrine, puis son pantalon dans un geste tout aussi rapide, il fixait son regard sur elle.


Étan n’a pas changé, toujours aussi beau. Même dans la pénombre la silhouette qui se dessine est parfaite.


-Touches-moi Hailey. Me désires-tu?

 


Une main hésitante s’approchait de lui, entrant en contact avec ce corps nu face à elle qu’elle désire plus que tout, mais la peur est toujours autant présente en elle.

 

- Même quand je croyais ne plus jamais pouvoir un jour être de nouveau dans tes bras, je n’arrivais plus à être avec Andrew autrement qu’en ami.

 

Le brun observait le regard fuyant d’Hailey, s’approchant doucement, il effleurait la taille.

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-Guide-moi Hailey. Prenant sa main, il la dépose sur son torse. Je te laisse seule maitresse de tous ce qui va se passer entre nous, guide-moi là où tu acceptes que je te caresse.

 

Reprenant tendrement sa main, il la pose cette fois sur sa peau nue. Guidant Hailey sur les contours de ses muscles, chacun dessinant des creux et des pleins. Aucunes répulsions, rien à voir avec cette peur qu’elle ressentait entre les bras d’Andrew. Hailey prenait peu à peu de l’assurance, naviguant à présent seule ses mains sur le corps masculin qu’elle sentait frémir sous ses doigts. Autour de ses hanches, il posait des mains tendres.Fermant les yeux par intermittence.

 

-Je peux, demande t-il doucement, pour lui signifier son envie de lui enlever également son haut.

 

-Oui, dit-elle timidement.



Le plus doucement possible, il lui soulevait son haut. Le tissu glissait sur sa peau, avant de tomber sans un bruit sur la moquette rosé du sol. D’elle-même elle joignit ses mains derrière son dos pour dégrafer le dernier vêtement qui emprisonnait sa poitrine.Les formes rebondies et chaudes étaient aussi tendres que dans ses souvenirs. Malgré la pénombre, leur regards se croisèrent, demandant de manière muette, s’il pouvait s’avancer. Elle prenait alors les mains en attente, puis en posait une sur son sein droit.

Se laissant mener, il sentait la peau si fine glisser dans la paume de sa main. Hailey avait toujours la peau aussi douce. Il descendit alors ses lèvres sur la partie plus charnues et foncé. Laissant naviguer sa langue le long du dessin naturelle de l’alvéole. Entendant les soupirs soumis au rythme de sucions, Étan ne la désirait que plus fort, il laissa alors se promener cette partie de lui gourmande entre chacun des deux seins pour descendre plus bas.

Il sentait une légère réticence, mais ses mains se mirent alors à caresser l’intérieur des cuisses, guidées par celles d’Hailey, qui bien vite en oublièrent d’être maîtresse des lieux, laissant l’homme brun seul détenteur de ce qui devenait de plus en plus un plaisir sans peur. Jusqu’à accepter sans frayeur, la langue découvrir à nouveau ce lieu que plus personne n’était autorisé à pénétrer.

Il avait fait monter Hailey jusqu’à la jouissance et s’était satisfait de cela. Porté dans un sommeil profond, bercé par les caresses d’Hailey dans ses cheveux, qu' il souriait au creux de la seule qui l’acceptait tel qu’il était et souhaitait que cela reste ainsi jusqu’à la fin.

 

 


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Chap IX - 35  (Chapitre 9) posté le mardi 30 septembre 2008 22:09

Il était encore dans les bras de son rouquin, qui dormait après leur nombreux étreintes, plus passionnées quelles ne l’avaient étés auparavant ; quand il reçu ce coup de fils. Cameron était hospitalisé.



-C’est à cause de toi qu’il est ici !! Criait Tyler.

 

Samuel n’aimait pas particulièrement l’ambiance de cette salle d’attente, des amis de Cameron qu’il connaissait vaguement de vue, d’autre pas du tout, étaient là. Il se sentait mal à l’aise, avec leur regard qui en disait long sur ce qu’ils pensaient de l’homosexualité.


-A cause de moi ? Reprend t-il en regardant à nouveau le blond, l’expression furieuse.


-T’as rompu avec lui, t’es qu’un salopard ! Ça t’amuses de le faire souffrir ! ! Criait avec hargne le blond.

 

-T’es encore plus con que je ne le pensais, mais ouvre un peu les yeux !!



-Qu’est-ce que ton cerveau de tordu essaie de me dire ? Grince t-il des dents prêt à le frapper.

 

-Tant de naïveté serai touchant s’il ne s’agissait pas de toi. S’il est ici à cause de quelqu’un ce n’est pas à cause de moi et tu le sais très bien !

 

-Comment ça, demande t-il en blêmissant.



- Je suis certain que tu comprends très bien ce que je suis en train de te dire. Cela te plaisais de savoir que jamais il ne te quitterait à cause des sentiments qu’il a pour toi. T’es même pas capable d’être honnête avec toi, est-ce vraiment que de l’amitié que tu as pour lui alors que tu as toujours été jaloux de moi ? T’as tout fait pour le garder près de toi, quitte à l’étouffer, tout en sachant vraiment ce qu’il espérait avec toi. Et tu me fera pas croire que tu comprenais pas qu’il voyait plus qu’un ami en toi, bien avant qu’il te le fasse comprendre directement. T’es le pire de tous à mes yeux, tu as été le premier à le rejeter, dit-il en repoussant cette main sur son col. Maintenant je vais le voir, que cela te plaise ou non.



Le jeune homme, les poignets qu’il s’était entaillé recouvert d’un linge blanc, le regardait entrer, détournant aussitôt le regard. Samuel déposait le bouquet de rose dans le vase vide qu’il avait acheté à cet effet. Puis s’avancer sur le rebord de son lit, restant silencieux, juste le visage douloureux. Mais Cameron, n’osait toujours pas le regarder en face.

 

-Comment ça c’est passé  pour toi, hier soir ?

 

Samuel ne répondait rien, il n’avait pas envie de lui répondre, pourquoi avait-il fait cela…il savait bien que cette peur qu’il avait, que ceux de son entourage sache un jour pour lui, montrer une certaine sensibilité, et peut-être fragilité…mais jamais il n’avait pu penser qu’un jour il en arrive là.

 

-Il est là, c’est ça ?

 

-Il m’attend à la cafétéria, arrivait enfin à desserrer les dents, Samuel.


L’air triste du blond le culpabilise encore plus.


 

-Entre nous, c’est moi qui ais tout gâché. Alors t’en veux pas, ok ?

 

-Tu plaisantes…Cam’, tu me dis d’aller le rejoindre et toi après…

 

- Je me sentais si mal…plus aucun chemins devant moi…plus rien …je me suis senti si vide…vide d’intérêt…vide de sens…et seul face à ça. Samuel est à la limite de sentir des larmes couler.

 

-Demande le moi et je le quitte…

 

Cameron était surpris le dévisageant, l’espace d’une seconde, oui cette idée lui plaisait qu’il renonce à cet autre à cause de qui, cela n’avait pas fonctionné cette seconde fois. Il sait que s’il le lui demandait, Samuel le ferai…il le quitterait…qu’elle plaisir de savoir quelqu’un prêt à ça pour lui.

 

-Je…je sais pas. Hier tout était si clair, si évident. Je me suis torturé des jours entiers par jalousie…et puis j’ai compris. J’ai enfin compris ce que tu avais vécu avec moi. Et puis j’ai réalisé que dans la même situation, moi je n’aurai pas hésité à te laisser tomber pour Tyler, quitte à te tromper, à te mentir…nous sommes si différent, toi et moi…pourtant je n’ai jamais été aussi bien qu’auprès de toi, pourquoi n’es-tu pas celui que je désire le plus…tout serai si facile. Avec toi, j’ai l’impression d’être meilleur que ce que je suis.

 

-Arrête de dire ça, tu es quelqu’un de très bien Cameron, tu es sensible, gentil, ouvert d’esprit. J’aime ta nature mélancolique, même si je sais qu’elle cache une faille plus grande.

 

- Arrête…je…j’ai pas envie de parler de ça…

 

- Ne me refait plus jamais ça tu entends ! Tu es une part de moi Cam’, si tu pars c’est une partie de mon cœur que tu emporteras avec toi. Et je ne plaisante pas…Puis si tu veux on lui fait boire un petit truc, tu te fais plaisir et lui ne se souviendra absolument de rien.


 

Il le voit enfin plisser un début de sourire.

 

-Ça pourrait être une idée.

 

-Penses-y, je n’aurai aucun scrupule à faire ça à cette tête de nœud. 

 

Cameron arborait enfin un visage humain et détendu.

 

-Avec toi je me sens bien Sam.

 

-Je serai toujours là pour toi..

 

-Merci Sam, je crois que j’ai besoin de m’éloigner de tout ça. Je sais plus ce qui a de l’importance ou n’en a pas dans ma vie, j’ai l’impression d’avoir tout raté, d’être un raté.



-Je t’interdis de penser ça de toi ! On ne peut pas rater quelque chose qui ne peut pas être raté. La vie est faite pour être vécue, rien de plus. C’est nous-même qui décidons qui nous voulons être et ce que nous voulons faire.

 

-Pour un croyant je trouve tes paroles bien éloignées des préceptes auxquels tu crois.

 

-Un petit démon m’a montré la voie, dit-il un sourire doux aux lèvres. Je crois qu’il existe quelque chose de puissant au-dessus de nous, mais cet être ne se trouve ni dans les dogmes ni dans les jugements aléatoires des gens et d’une morale malléable, qui change au rythme du temps et des sociétés. Nous sommes qui nous choisissons d’être, personne n’a plus de pouvoir que nous-mêmes sur notre propre vie. Puis souriant, je devrais être le premier à appliquer cela dans ma vie, mais il est toujours plus simple de le formuler par des mots que par des actes, n’est-ce pas.

 

Samuel dépose alors un baiser sur les lèvres de Cameron.

 

-Je serai toujours là, peu importe qui tu voudras être, ok ?

 

-Ok, souriait enfin le châtain. Vas t’en avant de me faire chialer.



Samuel prenait une dernière fois ses lèvres et cette fois avec passion, lui soufflant un je t’aime, au creux de l’oreille.


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