-Je t’aime Étan, depuis longtemps et
les années n’ont rien changé à mes sentiments.

Figé, le brun
se sentait comme paralysé, même dans les lèvres d’Ashley ses
mots là n’avaient jamais eu l’effet que ceux
d’Hailey ont sur lui en cet instant. Il sent cette sensation
chaude sur ses joues, une chose improbable, quelque chose
qu’il n’avait jamais fait depuis une
éternité…les larmes avaient effleurer les recoins de son
âme, il pleurait.
Même à la mort
d’Allan il s’était refusé de pleurer, pourquoi pleurer,
pour qui… Hailey sentait son cœur battre à tout
rompre, est-ce bien des larmes, Étan se montrait plus vulnérable
que jamais. Plus aucune arrogance, ni méfiance, ni cynisme, juste
lui, cet enfant mal aimé et blessé de se sentir rejeté. Cet enfant
aussi fragile qu’elle…
- Je t’ai
tout pardonné, tes mots cruels, tes envies égoïstes, même tes
colères. Parce qu’avec toi c’est
comme…
- Avec toi, continuait-il à sa place,
c’est comme si je trouvais une amante passionnée, une amie
sincère, une famille aimante, une part de moi-même toujours
accueillante.
C’était
un des premiers poèmes d'Hailer…le jour où elle avait posés
ses yeux sur ceux d’Étan et que tout son être avait
chaviré.
Alors elle
décide d’être en cet instant, la plus forte des deux, la plus
courageuse. Elle s’avance vers lui, lui prenant délicatement
la main, dans ses doigts fins et fluets. Puis caresse son
visage, qu’il n’avait pas mis longtemps à rejoindre de
sa main, celle qui l’effleurait si doucement en cet
instant.
-Ne me laisse plus jamais seul
Hailey…
-Plus jamais, lui murmurait-elle en
s’approchant lentement de ses lèvres, plus jamais
Étan.

Leur baiser
fût d’abord doux, au goût salé des larmes d’Étan, puis
peu à peu il retrouvait ce désir si fort entre eux, cette envie de
s’unir et ne faire qu’un.
-Je veux
t’obliger à rien, mais…je veux te faire l’amour
Hailey, maintenant et tous les jours que je pourrai passer avec
toi…

Chez lui il y avait les jumeaux et
Gabriel, chez Hailey il y a avait les siens, alors Étan avait
emmené Hailey dans le premier hôtel qui avait croisé sa route. Il
ne remarquait pas le stresse d’Hailey de plus en plus
palpable à chaque étage parcouru par l’ascenseur.
Ce n’est qu’une fois allongé
sur le lit, qu’il s’était rendu compte par les mots
prononcés qu'elle avait une voix tremblante.
-Je préfèrerai les lumières
éteintes…
-Hailey, ça va ? Prenant sa main, il
sent les tremblements de tout son corps. Qu’est-ce que tu
as ? Demande t-il commençant à mal prendre sa réaction, si tu
n’as pas envie de moi, dis-le moi simplement.
-Non Étan, c’est pas ça.
-C’est quoi alors, dit-il en
fronçant les sourcils de voir sa réaction. C'est à cause
d'Andrew?
-Non. Je…j’ai du mal à
accepter qu’on me touche, Étan…même si j’en ai
envie…je…j’ai peur.
-Peur ? mais je ne te ferai aucun mal
Hailey, tu le sais bien, non ?
-C’est que…quand on devient
un peu trop intime, je…
Il avait alors
éteint les lumières, fermé soigneusement les rideaux pour que rien
ne filtre, puis l’avait rejoint, cette fois moins en proie au
doute d’être rejeté, voyant qu’Hailey tentait de lui
parler.

-On peut aussi rester sage, tu sais, on
est pas obligé de faire ça tout de suite.
-Si, je…je veux le faire.
J’en ai assez d’avoir constamment peur dès que
quelqu’un me frôle, ou quand j’entends des bruits de
pas inhabituels.
-De quoi parles-tu, demande t-il tout à
coup inquiet.
-Le jour où tu m’as demandé de
choisir entre toi et Andrew…je ne l’ai pas choisi. Un
silence étrange et malsain enveloppe la pièce. Je venais de me
faire agresser et il a empêché ce monstre de continuer.
-Où est ce mec à présent, prononce l'homme
brun les yeux rempli de flammes de haine qu'elle ne lui avait
jamais connu.
-Il est mort.
-Mort ? Gardant quelque secondes le
silence, Andrew..., ne peut-il s’empêcher de prononcer dans
un soufflle bas.
-Andrew ? Pourquoi me parles-tu de
lui ? …parce que tu es naïve Hailey, moi je connais
le milieu de la nuit pour l’avoir longuement fréquenté, et
dans ses yeux à lui, j’ai vu que lui aussi le
connaissait…
-Pourquoi ne m’as-tu rien dit,
Hailey ?
-Tu étais retourné avec Ashley, le soir
même de mon agression, tu as couché avec ma cousine.
-Non, c’est vrai qu’elle a
essayé, mais j’avais bien trop bu et de toute manière je
n’avais plus envie d’elle, pas après t’avoir eu
toi dans mes bras. Ashley ne t’a rien dit ?
-Je ne le lui ai rien demandé.
Las il se
passait une main dans les cheveux, comprenant alors tout le gachis
fait par leur non-dit.
- Je ne veux pas
te forcer. On peut rentrer Hailey, je peux attendre.
-Savoir qu'on
m'a violé te dégoûte, c'est ça?
-Hailey, dit-il en fronçant les sourcils.
Dans un nouveau soupir, enlevant son
t-shirt pour dévoiler sa poitrine, puis son pantalon dans un geste
tout aussi rapide, il fixait son regard sur elle.
Étan n’a
pas changé, toujours aussi beau. Même dans la pénombre la
silhouette qui se dessine est parfaite.
-Touches-moi Hailey. Me
désires-tu?

Une main
hésitante s’approchait de lui, entrant en contact avec ce
corps nu face à elle qu’elle désire plus que tout, mais la
peur est toujours autant présente en elle.
- Même quand je croyais ne plus jamais
pouvoir un jour être de nouveau dans tes bras, je n’arrivais
plus à être avec Andrew autrement qu’en ami.
Le brun
observait le regard fuyant d’Hailey, s’approchant
doucement, il effleurait la taille.
PUBLIC AVERTI

-Guide-moi Hailey. Prenant sa main, il la
dépose sur son torse. Je te laisse seule maitresse de tous ce qui
va se passer entre nous, guide-moi là où tu acceptes que je te
caresse.
Reprenant
tendrement sa main, il la pose cette fois sur sa peau nue. Guidant
Hailey sur les contours de ses muscles, chacun dessinant des creux
et des pleins. Aucunes répulsions, rien à voir avec cette peur
qu’elle ressentait entre les bras d’Andrew. Hailey
prenait peu à peu de l’assurance, naviguant à présent seule
ses mains sur le corps masculin qu’elle sentait frémir sous
ses doigts. Autour de ses hanches, il posait des mains
tendres.Fermant les yeux par intermittence.
-Je peux, demande t-il doucement, pour lui
signifier son envie de lui enlever également son haut.
-Oui, dit-elle
timidement.

Le plus
doucement possible, il lui soulevait son haut. Le tissu glissait sur sa peau, avant de tomber sans un
bruit sur la moquette rosé du sol. D’elle-même elle joignit
ses mains derrière son dos pour dégrafer le dernier vêtement qui
emprisonnait sa poitrine.Les formes
rebondies et chaudes étaient aussi tendres que dans ses souvenirs.
Malgré la pénombre, leur regards se croisèrent, demandant de
manière muette, s’il pouvait s’avancer. Elle prenait
alors les mains en attente, puis en posait une sur son sein
droit.
Se laissant
mener, il sentait la peau si fine glisser dans la paume de sa main.
Hailey avait toujours la peau aussi douce. Il descendit alors ses
lèvres sur la partie plus charnues et foncé. Laissant naviguer sa
langue le long du dessin naturelle de l’alvéole. Entendant
les soupirs soumis au rythme de sucions, Étan ne la désirait que
plus fort, il laissa alors se promener cette partie de lui
gourmande entre chacun des deux seins pour descendre plus
bas.
Il sentait une
légère réticence, mais ses mains se mirent alors à caresser
l’intérieur des cuisses, guidées par celles d’Hailey,
qui bien vite en oublièrent d’être maîtresse des lieux,
laissant l’homme brun seul détenteur de ce qui devenait de
plus en plus un plaisir sans peur. Jusqu’à accepter sans
frayeur, la langue découvrir à nouveau ce lieu que plus personne
n’était autorisé à pénétrer.
Il avait fait
monter Hailey jusqu’à la jouissance et s’était
satisfait de cela. Porté dans un sommeil profond, bercé par les
caresses d’Hailey dans ses cheveux, qu' il souriait au creux
de la seule qui l’acceptait tel qu’il était et
souhaitait que cela reste ainsi jusqu’à la fin.