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AVERTI

Dans la
voiture du manageur aucun d'eux n'avaient prononcé le
moindre mots et là, à
peine entré, Travis avait dévoré ses
lèvres. Un baiser fiévreux, qui glissait le long de
sa nuque, pour si tôt remonter sur ses lèvres,
s’approprier sa langue. C'était ça, cette
sensation qu'il recherchait désespérement dans les
bras d'autres. Cette chaleur qu'il bouillonait en lui, pour peu que
le manageur s'approchait de lui.
Bertrand se
laissait lui aussi emporté par son manque…son manque
de lui. C'était bien la première fois que quelqu'un
lui manquait au point de n'avoir mis personne d'autre dans son
lit.
Comme toujours
le châtain avait d'abord acceuillit le sexe dans sa bouche, voyant Travis devenir
de plus en plus pourpre. Sur le lit,
ils s'étaient déshabillés, explorant
mutuellement le corps de l'autre, à chaque partie
dénudée s'offrant à leur lèvres.
Bertrand s’était accroupit sur lui, dans un sourire
mutuel, et alors que le blond fermait les yeux pour sentir la
sensation si ennivrante de s'introduire en Bertrand, il sentait
à la place quelque chose de tiède couler sur son
torse.
-Bertrand
?
Des
larmes muettes coulaient sur ses joues, qu'il essuyait rapidement.
Cela avait quelque chose de déroutant, presque
invraisemblable. Il ne l’avait jamais vu ni pleurer, ni se
plaindre face aux coups de son père, alors le voir
ainsi...
Bertrand
effleurait alors les contours du visage de Travis, là
où la marque d’un bleu était encore
visible.
-Tu as encore
mal ? Prononçait-il la voix tremblante.
-Oui.

«
Pardonne-moi, je …je ne voulais pas… plus
jamais...plus jamais je te ferai du mal, même s'il me le
demandait...»
Ces mots
raisonnaient dans sa tête, cela ne le soulageait pas mais en
même temps il souffrait de le voir ainsi, si fragilisait. Lui qui d’habitude semblait plus
dur que de la pierre.
-Je sais, dit-il prenant son visage dans
la paume de sa main.
-Te frapper...t’aurai jamais du
connaître ça.
- Maintenant je sais au moins ce que cela
te faisait chaque fois qu’il te frappait et que toi tu
attendais un geste affectueux.
Bertrand un
sourire triste, s’allonge sur son torse, une main se glissant
dans celle de Travis.
- Je n’ai eu personne depuis deux
semaines…
-Moi c’est comme si je n’en
avais eu aucun, et je peux confirmer, les mecs ne
m’intéressent pas, rit-il stupidement pour lui. Mais
toi…, dit-il glissant ses doigts dans les cheveux de
Bertrand, toi tu es spécial...
-Spécial, répétait le
châtain. Glissant sur le côté, il enserrait ses
bras autour de son torse. On peut juste rester comme ça,
prononce t-il serrant son étreinte, la tête sur son
coeur. Ca te dérange pas? Demandait-il, d'une voix
faible.
-Non, répond le chanteur, serrant
Bertrand plus proche de lui. Comme ça, j'aime
aussi.
Ils avaient
alors fermaient les yeux. Appréciant juste d'être l'un
contre l'autre.