« Un soir, où ma sœur passé la nuit chez des amies, je l’avais invité … »
PUBLIC AVERTI
- François ? S’interroge Samuel, à moitié endormie, devant la silhouette qui se dessine sur son lit. Sans répondre, il avance vers lui.
- Il te manque quelque chose ?
- Oui. Répond t-il.
L’intonation de sa voix étrange, éveille l’instinct de Samuel qui tente d’allumer, mais son ami le stoppe de sa main.
- Quoi ?
Soudain, il voit un léger éclair lumineux dans la pénombre, la lumière extérieure sortant de la fenêtre aux volets ouverts, de sa chambre, se reflètent sur la lame d’acier pointée vers lui.
- Tu cris, je te la plante, c’est clair ?
- Fr…François…qu...
- Ferme-la !! Lui ordonne t-il, une main sur sa bouche, tandis que la lame vient se loger sur son cou. Enlève ton froc !
Samuel sent son corps trembler, sous la pression de l’arme menaçante.
- François, c’est…c’est pas drôle…tu me fais peur…
- Si tu fais ce que je te dis, je ne te ferais rien…seulement si tu es bien sage…
- François, arrête ! Tente t-il une dernière fois en haussant le ton.
Mais le jeune homme est plus fort que lui, lui bloquant le poignet, il exerce une pression brutale sur l’épiderme de la joue de Samuel qui dans un hurlement rapidement étouffé, de la main de son agresseur, sent la lame traverser la peau.
Le couteau est tranchant et glisse sans difficulté. La douleur piquante de la coupure, accentuée par la sensation du sang coulant de la plaie ouverte, tétanise Samuel, qui n’a que les tremblements nerveux de son corps pour plainte de sa douleur et sa peur qui le paralyse complètement.

Elodie
ven 02 mai 2008 22:29