Elle les avaient remboursé, alors pourquoi le revoyait-elle, est-ce que sa cousine à encore fait des siennes ? Non c’est impossible, là où elle est…
-Qu’est-ce que vous me voulez ?
- J’ai suivi chacun de tes pas …
Les pieds,
englués dans un béton imaginaire, elle sent ses
jambes flageoler malgré elle, qu’est-il en train
d’insinuer, son instinct lui dicte de
s'enfuir.
-Voir une gamine de 14 ans nous tenir tête, malgré sa peur évidente. Je me suis demandé si tu étais naïve ou bien stupide la première fois…j’ai été assez curieux de connaître cette jeune fille au caractère si trempé et ses cheveux qui faisaient jalouser la neige elle-même…
-Quel rapport avec ma cousine ?
- Quand tu es parti aux Etats-Unis, j’ai été surpris d’apprendre que c’est parce que tu avais gagné un concours d’écriture qui t’offrais une bourse pour étudier là-bas…elle n’était pas la seule à avoir un don…
Personne hormis ceux de ma famille le savent. Un sourire inquiétant aux lèvres, il lui frôle les cheveux, elle en frissonne désagréablement.
- Arrêtez ça ! Prononce t’elle une voix tremblante.
-Arrêter quoi ?
Hailey n’attend pas plus et prend la fuite sans se retourner. Ce mec est pas tranquille, l’a t-il vraiment suivi chacun de ses pas? Si il a su pour le concours…non, c’est impossible, elle aurait remarqué quand même…une peur panique s’empare d’elle, et si c’était vrai…non, ne soit pas idiote, pourquoi aurait-il fait cela, il ne te connaissait même pas…tente de la rassurer son égo.
Elle était enfin rentré chez elle. Elle avait salué son Oncle, tandis que Quentin faisait consciencieusement ses devoirs et la petite Stella s’amusait avec leur nouveau chat qu’Andrew lui avait acheté récemment.
Ayant pris une douche, elle lisait tranquillement « la théorie de Kafka » de Marukumi. Soudain le bruit de la clé, lui indique qu’Andrew est enfin rentré, ils vont pouvoir bientôt manger. Se retournant sur ses mains qui viennent de se poser sur son épaule, elle est surprise par cette qui vient de s'abattre sur sa bouche, pour l’empêcher de crier. Lui agrippant ses bras fins et menus, elle se sent projeté par terre. Ce corps lourd sur elle, l’oppresse de tout son poids. Elle sent alors la morsure d’un poing sur sa joue et des mots qui la raidissent aussitôt prononcé à son oreille « si tu cries, te débats, j’égorgerai tous les habitants de cette maison… »

sisi
dim 27 avr 2008 13:33